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Yoseikan Iaijutsu

Le Iai permet d'étudier comment dégainer le sabre. Cette pratique à commencé à être codifiée à partir de la fin du XVIe siècle, devenant ainsi une discipline à part entière qui s'est rapidement répandue dans les diverses Ryuha existantes  l'époque. Au début, on ne parlait que de Iaijutsu pour désigner cette discipline enseignant les techniques de coupe immédiatement dès la sortie de la lame. Au XXe siècle, sous l'influence de la vision moderne des Budo moderne apparait le Iaidô. Si le Iaijutsu (ou Battojutsu) étudiait la vitesse et le réalisme de la coupe, le Iaidô  se focalisa sur la précision du mouvement, sa justesse et sa fluidité avec un arrière sens philosophique d'épanouissement personnel. Comme dans toutes les disciplines étudiant le sabre et les moyens de s'en protéger, on peut penser entrevoir dans les différents Iai existants un antagonisme entre le jutsu et le dô. En fait, il n'en est rien et cette distinction purement occidentale de l'époque moderne tendrait aujourd'hui à s'estomper. Ayant pour objectif de mêler épanouissement personnel tout en conservant une forte connotation d'efficacité, le Yoseikan Budo fait lui aussi abstraction de cette distinction. 


Héritier de l'enseignement de son père en Iai Jutsu Yoseikan Shintô Ryu, école martiale de iai  inspirée du Iaijutsu de la Tenshin Shoden Katori Shintô Ryu, Me Hiroo Mochizuki a là encore su créer son style novateur, associant tradition et modernité avec l'efficacité et l'adaptabilité du Yoseikan Budo en arrière plan. 


Pratiqué seul au début, puis contre un ou plusieurs adversaires par la suite, le Iai Yoseikan s'appuit sur l'étude de vingt katatravaillés debout, et étudiés de deux façons ; l'une, fluide, précise, et harmonieuse d'une part, permet d'approfondir la concentration, la pureté du geste, la maîtrise de soi, et le développement de l’énergie interne (aspect dô) ; l'autre, utilisant l'onde, insiste sur la sensation de combat réel, car même s'il est évident qu'on n'a de nos jours que peu de chances de devoir couper un adversaire d'un coup de sabre en d'égainant, le Iai Yoseikan doit conserver l'efficacité et l'adaptabilité propre au Yoseikan Budo. Ce dernier aspect est d'ailleurs souvent paradoxalement travaillé au chobô pour la sensation de réalisme de combat (aspect jutsu).

Même s'il est souvent ressenti comme une discipline un peu à part par les pratiquants, le Yoseikan Iaijutsu s'inscrit donc lui aussi pleinement dans le Yoseikan Budo.

Article du site web Sud Gironde.