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Yoseikan Kobudo

Dans le Japon ancien, le Kobudo  de l'île de Honshû était l'étude des armes traditionnelles des samurai, à savoir le sabre long (daitô), le sabre court (shotô), le couteau (tantô), le bâton long (bô), la hallebarde (naguinata), la lance (yari) et parfois le bâton court (jô) et le fauchard (nagamaki). L'arc (Yumi), bien qu'étant considéré comme une arme noble par excellence par les anciens bushi, était étudié dans une discipline à part. Chacune de ces armes faisait, et fait encore (dans la Tenshin Shoden katori Shintô Ryu notamment) l'objet d'une discipline à part entière ; Naginatajutsu pour l'étude du naginata, Bojutsu pour l'étude du bô, Jyôjutsu pour le bâton court, Sojutsu pour la lance, Kodachijutsu pour le shotô, Ryôtôjutsu pour l'étude du combat à deux sabres, et bien sûr, Kenjutsu pour les techniques de daitô.

En revanche, le Kobudo d'Okinawa enseignait le maniement d'armes paysannes dérivées d'outils agricoles utilisables sans modification majeure contre un attaquant samurai. Il s'agissait d'outils dont les plus connus sont nunchaku( fléau), tonfa (bâton à poignée, qui est à l'origine une échelle coupée en deux), sai (trident à repiquer le riz), kama (faucille), mais aussi jyô (bâton court).Le fil conducteur de toutes ces armes, nobles ou paysannes restant l'étude des techniques contre un sabre, il était donc logique de les regrouper les Kobudo d'Honshu et d'Okinawa, même si encore une fois, originellement, le Kobudo concernait toutes les armes des bushi et uniquement celles ci. 

Le Yoseikan Kobudo n'existe pas réellement en tant que discipline à part entière et beaucoup ont pris l'habitude de l'intégrer au Yoseikan Kenjutsu. Au club ASGAMY, nous préférons la considérer comme d'une discipline de rang égal aux autres disciplines qui composent le Yoseikan Budo. Le Yoseikan Kobudo est donc l'étude des armes luttant contre le sabre, même si bien entendu on peut s'en servir contre autre chose qu'un sabre (bâton long contre bâton court, etc...). 


Mais alors quid du Shotô et du tantô, que l'on travaille également ou contre un sabre... Il est vrai qu'ils devraient être inclus dans le Yoseikan Kobudo. Tout comme le daitô d'ailleurs... Le Yoseikan Kenjutsu doit donc être compris comme un travail de sabre au sens large, qu'il soit grand (daitô), moyen (shotô) ou même petit (tantô) bien que le travail du tantô soit un peu à part du fait de la petitesse de l'arme. Par ailleurs, comme nous l'avons vu, si ces trois longueurs de lame armes peuvent se travailler parallèlement de forme sportive ou martiale, les autres armes, pour des raisons technologiques ne fournissent pas les conditions de sécurité suffisantes pour être travaillées autrement que sous la forme martiale. Le Yoseikan Kobudo est donc perçu chez nous comme une étude traditionnelle des armes sous forme d'études de kata et de kumidachi (kata travaillés à deux) variés, principalement contre un daitô, mais pas exclusivement.


La maîtrise du maniement de ces armes, lesquelles ont des tailles, des formes et des utilisations diverses, induit l’exploitation du travail à différentes distances et nécessite ainsi de développer ses facultés d’adaptation face à ces diverses situations. 
La discipline utilisant également des esquives, des atemi, des projections, des clefs, le Yoseikan Kobudo s'inscrit donc lui aussi pleinement dans le Yoseikan Budo.

Article du site web Sud Gironde.